Années 20 : Premières expositions à Cherbourg

Fils de propriétaires ruraux, Robert Bucaille est né le 20 janvier 1905 à Rémilly-sur-Lozon, dans le Cotentin. Il fait toute sa scolarité à Cherbourg, où il se forme à l’histoire de l’art et aux techniques picturales à l’Ecole des Beaux-Arts, qu’il quitte en 1923.

La presse locale salue à plusieurs reprises les réalisations artistiques de Robert Bucaille, qui sont dans un premier temps dans la veine figurative : croquis de personnalités, paysages, scènes de la vie quotidienne…Son exposition à la librairie centrale – galerie Vershuère, en 1925, reçoit un bon accueil des critiques des différents journaux locaux. Pour ce qui semble être sa première exposition personnelle, il présente des peintures à l’huile et aquarelles qui représentent notamment une « série de scènes observées dans nos rues : « L’Accident », « Les Emigrants », « Les Pouilleux » ». La Dépêche de la Manche relève que « l’artiste a su rendre toute la poésie des sous-bois d’automne et la mélancolie des paysages haguais ».

Les compositions sont donc figuratives, avec des sujets proches, qu’il a sous les yeux, scènes de la vie quotidienne et paysages familiers, communs. L’article « L’Art moderne à Cherbourg », paru en 1929 dans le Cherbourg Eclair, évoque l’installation très remarquée de deux décors d’étalage chez un tailleur de la ville portuaire : « Nous saurons donc gré à M. Timothée d’avoir un peu devancé l’opinion publique, en faisant composer par un peintre de la nouvelle génération, très en rapport avec les milieux d’avant-garde de la capitale, deux décors d’un esprit très nouveau. La simplicité, l’harmonie des lignes et des tons, l’inattendu de la composition, marquent une compréhension nouvelle de l’art publicitaire. »

Parallèlement à son travail de déconstruction des formes, qui va mener à l’absence de sujet et aux dessins surréalistes entre 1933 et 1939, Robert Bucaille va continuer à travailler sur le motif paysager.

Ses gouaches des années trente se composent ainsi de natures mortes et de paysages fluviaux, puis à partir de 1933 les représentations de sous-bois et de forêts, sujets à de multiples colorations vives, dominent la dimension figurative et « traditionnelle » de son oeuvre. Il expose ses oeuvres aux Salons d’Automne en 1931 et aux Indépendants en 1933.

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