Années 30 : Surréalisme

En s’installant à Paris dans les années trente, Robert Bucaille intègre le milieu surréaliste auquel appartient son frère Max. Ce dernier compose alors des poèmes et des collages, qu’il publie dans des revues et publications artistiques.

Sous le nom de « Bucaille », les deux frères vont co-signer deux ouvrages qui seront publiés en 1936 et 1937, « Images concrètes de l’insolite » et « Les Pays égarés ». Edité par Le Loup pendu, « Images concrètes de l’insolite » se compose de trois poèmes de Max, illustrés par huit planches surréalistes en noir et blanc réalisées entre 1934 et 1936 par Robert. « Les Pays égarés », qui renferme des poèmes de Max et des collages de Robert Bucaille, sera quant-à lui édité par René Debresse, qui publia de nombreux surréalistes.

Ces collaborations fraternelles pour des ouvrages de poésie seront les seules qui jalonneront leurs carrières artistiques respectives, leurs chemins les éloignant par la suite l’un de l’autre pour ne jamais se recroiser. Après-guerre, Max Bucaille sera membre du Groupe surréaliste révolutionnaire puis du Collège de Pataphysique, créateur de la photo-peinture et l’un des fondateurs en 1958 de la revue et du groupe international « Fantasmagie ».