Expositions

Jusqu’à sa mort en 1992, Robert Bucaille va participer annuellement à plusieurs salons parisiens, dont le Salon d’Automne (dès 1930), ceux des Surindépendants (de 1935 à 1946) et des Réalités Nouvelles (à partir de 1972). Sa femme Christiane se charge d’organiser ces participations, donnant ainsi l’occasion à son mari d’exposer ses oeuvres au grand public.

Bien qu’il participe à quelques expositions collectives (comme au Studio Facchetti en 1960) ainsi qu’à des revues littéraires (telle la revue grenobloise dirigée par Christian Gali, « Parler »), la carrière artistique de Bucaille ne prend son essor qu’à partir des années soixante-dix. En 1974, le Fonds National d’Art Contemporain et le Musée d’Art moderne de la ville de Paris acquièrent plusieurs oeuvres de Robert Bucaille, qui exposera ses toiles abstraites dans les galeries parisiennes La Roue (1972 et 1974), Resse (1974 et 1976) et le Soleil dans la tête (1978 et 1980).

Deux rétrospectives ont été consacrées à l’artiste : par sa ville natale en 2001, et par la galerie La Hune-Brenner à Paris l’année suivante. Intitulée « Robert Bucaille 1905-1992 : Du surréalisme à l’abstraction », l’exposition organisée par le Musée Thomas-Henry de Cherbourg était visible en deux lieux : le Musée de la Libération, situé au fort du Roule, a accueilli une trentaine de gouaches réalisées par Bucaille dans les camps de prisonniers, tandis qu’à la galerie de la Butte, une centaine de dessins et une trentaine de peintures avaient été sélectionnées.